Un nouvel album, “Bel Canto”, et une tournée à partir de mars, il n’en fallait pas plus pour que le célèbre ténor Vincent Niclo soit l’invité de notre émission “C’est bien ici”, ce dimanche 23 février 2025 à 12h55. Un invité touche-à-tout à ses débuts, mais qui a réalisé son rêve d’enfance, devenir chanteur.
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Pour Vincent Niclo, la région des Hauts-de-France, c’est “des bonnes fêtes, de la bonne bouffe. Je connais quelques personnes par ici aussi, j’ai fait des stages de tennis, j’ai pas mal de liens avec le Nord“. Vous allez le découvrir dans l’émission C’est bien ici, ce dimanche 23 février 2025 à 12h55, Vincent Niclo est ce qu’on appelle un épicurien.
Dans beaucoup d’interviews, Vincent Niclo évoque souvent l’artiste qui a changé sa vie, Céline Dion. Il raconte : “Elle a toujours été tellement bienveillante avec moi, depuis mes débuts, elle a été un booster de ma carrière“. Et il ajoute : “Quand j’ai eu l’audace de chanter All by myself, quand même, il faut être dingue, devant elle, ça a changé ma vie“. C’était le 24 novembre 2012, dans l’émission présentée par Michel Drucker, Le grand show de Céline Dion. Depuis, Vincent Niclo a fait un sacré bout de chemin et a chanté aux côtés de nombreux artistes de renom.
Je voulais absolument travailler avec un professeur de l’Opéra de Paris.
Vincent Niclo
Extrait de “C’est bien ici”
Une voix incroyable

Il lui a fallu travailler sa voix de nombreuses années, de nombreuses heures pour réussir à arriver au niveau auquel il est aujourd’hui. Cela lui a valu d’être un peu touche-à-tout, de faire plein de boulots dont celui de comédien. Il se souvient : “Je me suis retrouvé à Paris, je n’avais pas d’argent, je devais me payer mes cours de chants, mais ça coûte très cher, un cours de lyrique encore plus cher. Pour que vous compreniez, aujourd’hui un cours, c’est à peu près 200€ de l’heure. Moi, c’était en francs, mais je n’avais pas cet argent, et je voulais absolument travailler avec un professeur de l’Opéra de Paris.”
Alors ? Il fait toutes sortes de castings, décroche des petits rôles dans des séries, est repéré par une agence et commence à faire des pubs, des photos, des défilés : “Je me suis dit à un moment : j’ai fait les choses à l’envers moi, j’ai décroché le rôle avant d’avoir fait l’école…”. C’est comme cela qu’il se retrouve au cours Florent avec, dans sa classe, des élèves stars aujourd’hui, comme Guillaume Gallienne, Laurent Lafitte…
Pourquoi reconnaît-on sa voix ? “On appelle cela une signature vocale, on ne peut pas le travailler. Il y a plein d’artistes qui en ont une, on n’est pas obligé de venir du lyrique ; par exemple, quand tu entends Zaz, tu sais que c’est elle. Il y a des voix qui se reconnaissent même sans connaître la chanson, c’est ça une signature vocale, une identité vocale, et apparemment, j’ai cela, donc c’est cool“.
Qu’est-ce que c’est que ce pouvoir d’aller taper dans mon émotionnel ? (à propos de Luciano Pavarotti)
Vincent Niclo
C’est cette voix, cette identité vocale qu’il a travaillées depuis l’âge de cinq ans. Il a fait son premier concours de chant à l’âge de six ans, son père était chanteur musicien : “On me demande souvent s’il avait été boulanger, est-ce que je serai boulanger ? Non, je ne crois pas, parce que la musique, pour arriver à en faire son métier, je crois quand même qu’il faut vraiment avoir ça dans les tripes parce que c’est très difficile, et qu’il faut en vivre.”
Vous découvrirez que le classique n’était pas du tout dans sa vie de tous les jours, mais qu’une fois, à l’âge de 13 ans : “Je n’étais pas bien. Dans ma chambre, j’entends la voix de Pavarotti à la radio, je me mets à chialer et je me dis : « Mais qu’est-ce que c’est que ce pouvoir d’aller taper dans mon émotionnel et de… Rien qu’avec un poste de radio… De me faire… De me rendre… »” (NDLR : on le sent encore ému dans ses propos). À partir de là, il n’a plus qu’une seule obsession : “rencontrer les bonnes personnes pour essayer de voir, et là, je m’adresse aux personnes qui nous regardent, je ne savais pas que j’avais cette voix.”
Vincent Niclo, une belle rencontre pour toute l’équipe C’est bien ici du jour • © France TélévisionsVous découvrirez dans l’émission que l’artiste aime tout particulièrement les endives : “j’adore les chicons, il y en avait beaucoup à la cantine, tout le monde détestait et me donnait sa part“. Il va rencontrer le directeur de la coopérative du marché de Phalempin, Sébastien Lejosne, coopérative de 200 producteurs locaux, car notre spécialité régionale est dans son plat préféré, les endives au gratin. Nous parlerons aussi théâtre avec lui qui parcourt les plus beaux théâtres du monde, et s’étonnera qu’un jour, il y a très longtemps, nous ayons “perdu” un théâtre impérial à Compiègne. Enfin, la région aime l’art lyrique et le prouve, et nous l’emmènerons flâner au cœur de l’Opéra de Lille où il n’a jamais chanté. Il va falloir rattraper cela !
Nous avons bien sûr profité de la venue de Vincent Niclo pour lui poser quelques questions, c’est parti !
Vincent Niclo est plutôt… ?
Théâtre ou opéra ?
L’opéra, parce que c’est compliqué, mais comme il faut faire un choix. L’opéra me procure des sensations que jusqu’alors le théâtre ne m’a pas provoquées. La musique me touche, les voix d’opéra et la musique viennent me taper dans mon émotionnel comme peu de choses.
Pavarotti ou Bocelli ?
Pavarotti, pardon à Bocelli, mais c’est lui qui m’a ouvert la voie, c’est le cas de le dire. C’est lui qui m’a donné envie de faire ce métier. C’est lui qui m’a fait pleurer quand j’ai écouté sa voix à l’âge de 13 ans et qui a changé ma vie sans le savoir, donc voilà… Je n’ai malheureusement pas pu le rencontrer, j’ai rencontré Bocelli, mais voilà, je le regarde encore un bon nombre de fois sur YouTube.
Chanter en français ou en italien ?
Alors, ça dépend quoi. Je dirais que si c’est de la grande chanson de variété, je pense que le français est plus adapté, en tout cas, en ce qui me concerne. Après, quand on arrive dans un domaine un peu plus pop opéra, en tout cas classique, l’italien est quand même vraiment pas mal.
Fêtard ou sage ?
(Il rit). Ça va surprendre beaucoup, mais je suis un fêtard (il éclate de rire). Je ne suis pas celui que vous croyez. On a l’impression que quand on fait de l’opéra, on a l’impression que je me lève en costume trois-pièces avec un nœud papillon. Non, je me lève comme tout le monde, avec des chaussettes, n’importe comment, un caleçon… Je suis quelqu’un de normal. Ce n’est pas parce que j’aime l’opéra, que je me suis tourné vers l’opéra plus jeune, c’est vrai que ce n’est pas courant, que tout d’un coup, je me couche à 21 heures avec une tisane. Non, pas du tout. Quand on fait la fête avec moi, généralement, on ne se plaint pas (rires).
Musique classique ou chanson française ?
(Soupir). Je n’ai pas eu à choisir en fait, parce que j’ai fait exactement au milieu, de la pop opéra. C’est-à-dire que je n’avais pas envie d’être classé en chanteur pop, ni en chanteur d’opéra. J’ai fait ce que l’on appelle du crossover pop opéra, à savoir que j’ai mélangé de la pop à du classique. Si on rentre dans un truc un peu plus technique, tu peux chanter… (il chante Frère Jacques avec une voix normale, puis chante le même extrait avec une voix d’opéra). Voilà, ça, c’est la pop et le classique. Moi, dans mes chansons, j’aime bien aborder les refrains un peu pop donc à plat, ce que j’ai fait au début, et puis y apporter certaines notes opératiques.
C’est pour ça d’ailleurs que beaucoup me disent : « Mais pourquoi tout d’un coup, tu as touché un public plus large ? ». Parce que justement, peut-être que les personnes qui ne sont pas habituées au classique, qui n’ont pas l’habitude d’écouter toute une chanson (il entonne un son avec sa voix lyrique) comme ça, alors que si tu y vas un peu plus pop et que par moments, tu envoies ta voix classique, c’est peut-être plus digeste pour certains.
Dans l’actualité de Vincent Niclo, outre son nouvel opus intitulé Bel Canto sorti en novembre 2024, il y a une nouvelle tournée pour fêter cet album en mars 2025. Le Bel Canto Tour de Vincent Niclo, et le Chœur Symphonique, passera par l’Olympia le 23 mai prochain, mais aussi dans la région et de l’autre côté de la frontière belge : le 12 mars à Liège, le 13 à Charleroi, le 14 à Bruxelles, il sera à l’auditorium de Mégacité à Amiens le 23 avril, au Scénéo à Saint-Omer le 26 avril, au casino Barrière de Lille le 27 avril 2025.
En attendant de le voir sur scène, retrouvez Vincent Niclo ce dimanche 23 février 2025 à 12h55 ou lundi 24 février à 9h30 dans l’émission C’est bien ici sur France 3 Hauts-de-France. Vous pouvez aussi l’écouter à la radio, aujourd’hui à 15 heures sur Ici Nord, et demain à 17h30 sur ici Picardie.