“Tout le monde se moquait d’elle…” : Florent Pagny évoque sa rencontre avec Vanessa Paradis

“Tout le monde se moquait d’elle…” : Florent Pagny évoque sa rencontre avec Vanessa Paradis (Florent raconte Pagny, France 3)

"Tout le monde se moquait d’elle..." : Florent Pagny évoque sa rencontre avec Vanessa Paradis (Florent raconte Pagny, France 3)© ARCHIVES FILIPACCHI

Dans ce documentaire riche en images d’archives et de conversations avec Emmanuelle Cosso, sa confidente et biographe, l’artiste revient sur son parcours et ses débuts.

Une voix toute trouvée 

Il la surnomme son « arme fatale ». Sa voix, Florent Pagny l’a découverte à l’âge de 10 ans, à l’automne 1971, en écoutant une chanson de Gérard Lenorman, intitulée Il.

Le jeune garçon, alors fiévreux, est cloué dans son lit lorsqu’il pose ce vinyle sur l’électrophone familial.

« J’adorais la note que Gérard tenait dans le refrain (“Mais il parle aux oiseaux”, ndlr), confie Florent. Je me suis mis à chanter comme un rossignol. 

Je suis tellement enflammé par ce que ma voix sort que ma mère arrive et me lance : “C’est toi qui chantes comme ça ?” »

Une décennie d’acteur 

C’est vers une carrière à l’opéra que cette professeure du conservatoire souhaite l’orienter. Mais lui n’y tient absolument pas. Courtier publicitaire ou serveur le jour, il passe ses nuits à Paris, au Broadway Melody, un club du quartier des Halles, où il rencontre Dominique Besnehard.

Ce jeune directeur de casting est à la recherche d’un comédien pour le film Diva, de Jean-Jacques Beineix. Malgré plusieurs auditions, Pagny n’est pas retenu.

« Il m’a ensuite placé figurant dans Inspecteur la Bavure (1980), avec Coluche et Richard Anconina. » Il gagne alors sa vie en tant qu’acteur pendant dix ans dans des films comme L’As des as (1982), avec Jean-Paul Belmondo, ou Fort Saganne (1984), au côté de Gérard Depardieu.

L’envie de brûler les planches 

En septembre 1977, Florent Pagny a presque 16 ans. Après avoir remporté un concours régional de chant, deux ans plus tôt, il quitte Saint-Rémy, sa petite commune de Bourgogne, et part s’installer à Paris, dans un foyer de l’Armée du Salut.

Après un aller-retour chez ses parents, il revient dans la capitale et s’inscrit au conservatoire de musique de Levallois-Perret (92). Mais la directrice le trouve trop jeune.

« Vous ne pouvez pas ne pas m’écouter ! », lui lance Pagny. « Je fais alors des vocalises de baryton, elle se ravise et me dit : “On le garde !” Elle m’a sauvé la vie. »

Un grand “N’importe quoi” 

En 1986, Florent Pagny n’a toujours pas percé. Il décide alors de se lancer seul. « Je me mets au piano, je tourne en rond avec trois accords, et la chanson sort.

Je suis en train de faire N’importe quoi, mais en yaourt. » Des auteurs lui proposent des textes, mais rien ne lui plaît. Il écrit lui-même les paroles. En une nuit.

N’importe quoi sort en 1988, et c’est un carton : 1 million d’exemplaires vendus et une Victoire de la musique, catégorie Révélation masculine.

Un amour de jeunesse 

En décembre 1988, Florent Pagny s’envole pour la Floride, où il enregistre Voyage magique à Disney World, une émission de variétés.

Là-bas, il rencontre Vanessa Paradis, l’interprète de Joe le taxi (1987). « Tout le monde se moquait d’elle, se rappelle-t-il. Je ne comprenais pas, c’était une star.

Je lui ai expliqué comment faire pour être perçue autrement que comme une lolita. Je lui ai présenté ma bande de copains plus âgés. Et sa vie a changé. »

Cette relation amicale se transforme en aventure sentimentale. Une histoire qui entraîne l’intrusion de la presse people dans sa vie. Ce à quoi Pagny répondra en musique avec l’explicite Presse qui roule.

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