Yves Montand : son héritage, son fils en a bien profité… découvrez le rêve qu’il a réalisé !
A l’occasion du trentième anniversaire de la mort d’Yves Montand, son fils Valentin s’est confié lors d’une rare interview à Paris Match. Pour la première fois, le jeune homme de 32 ans évoque le rêve qu’il a pu réaliser grâce à son héritage…
En novembre 1991, Yves Montand disparaissait à l’âge de 70 ans d’un infarctus du myocarde. Connu pour sa carrière hors-norme mais aussi pour sa relation avec l’actrice Simone Signoret, l’acteur n’a eu qu’un seul enfant, Valentin, né de sa relation avec Carole Amiel, une jeune assistante qui fut la dernière femme de sa vie.
Si Valentin n’a quasiment pas connu son célèbre papa, il a aujourd’hui fondé sa propre famille. À 32 ans, il est en couple avec une jeune femme prénommée Florence et papa d’une petite fille prénommée Margot née en août 2019. Depuis près d’une décennie, Valentin Montand vit incognito à Montpellier et mène une vie paisible.
Au cours d’une interview exclusive accordée au magazine Paris Match, le fils d’Yves Montand a révélé qu’il a pu réaliser un rêve grâce à l’argent hérité de son père. Il y a trois ans, le jeune homme a ouvert un institut de formation aux jeux vidéo, IAD-3D. “J’ai voulu faire une école sans compétition entre les élèves, sans notation. Avec des professeurs présents à temps plein et vingt étudiants par niveau.” explique Valentin.
“Je n’aimais pas aller à l’école”
L’idée lui est notamment venue car il ne garde pas un très bon souvenir de l’école : “Je n’aimais pas aller à l’école. (..) J’étais un élève moyen et bagarreur. Je ne supportais pas le stress des notes, la menace du redoublement.”. Une situation qui l’a poussé à se réfugier dans les jeux vidéo : “Petit, à cause des histoires autour de mon père, je trouvais le monde extérieur corrosif. J’étais solitaire, casanier. Le jeu vidéo a élargi mon horizon.” se justifie Valentin Montand.
Le père de famille qui ne se confie que très rarement en a profité pour déclarer qu’il souhaite transmettre le souvenir de son père à sa fille : “Je lui fais écouter Les feuilles mortes et Trois petites notes de musique. Je lui montrerai La folie des grandeurs. Je lui parlerai de lui. Ça ne sera pas difficile, il y a tellement de belles choses à dire sur son grand-père” a-t-il expliqué.
Aliénor de la Fontaine
Yves Montand : son héritage, son fils en a bien profité… découvrez le rêve qu’il a réalisé !
Trente ans après la disparition d’Yves Montand, son nom continue de résonner dans les mémoires. Mais au-delà des films cultes et des chansons intemporelles, c’est aujourd’hui son fils, Valentin, qui ravive le souvenir de l’artiste à travers un projet aussi inattendu qu’audacieux.
Une vie à l’écart des projecteurs
Contrairement à d’autres « enfants de », Valentin Montand a choisi très tôt de fuir la lumière médiatique. Né en 1988, trois ans seulement avant la mort de son père, il n’a quasiment pas eu l’occasion de partager de souvenirs avec lui. Élevé par sa mère, Carole Amiel, il a grandi dans une atmosphère où l’ombre immense de Montand pouvait peser. C’est sans doute ce qui explique son choix d’une vie discrète, loin de Paris et des plateaux de tournage. Installé à Montpellier depuis une dizaine d’années, le jeune homme mène une existence paisible avec sa compagne Florence et leur fille Margot.
Un héritage utilisé à contre-pied
Plutôt que de suivre les traces de son père dans le cinéma ou la chanson, Valentin a préféré utiliser l’héritage paternel pour tracer sa propre voie. Son choix : la création d’un institut spécialisé dans la formation aux métiers du jeu vidéo, baptisé IAD-3D. Ce projet audacieux, lancé il y a trois ans, s’inscrit dans un secteur en pleine explosion. Mais loin d’une école classique, il a voulu inventer un modèle alternatif : sans compétition entre étudiants, sans notes, avec un accompagnement personnalisé. « Le but n’est pas de créer de la rivalité, mais de favoriser la créativité », explique-t-il avec conviction.
Les blessures de l’école
Si Valentin a opté pour une pédagogie si singulière, c’est qu’il garde lui-même un souvenir douloureux de son parcours scolaire. Élève moyen, bagarreur, il ne supportait pas la pression des notes ni la menace du redoublement. C’est dans l’univers virtuel des jeux vidéo qu’il a trouvé un refuge, une échappatoire à un monde extérieur qu’il jugeait « corrosif ». « Les histoires autour de mon père m’ont isolé. Les jeux m’ont offert une ouverture », confie-t-il. Un témoignage qui illustre bien à quel point son projet professionnel est aussi une revanche personnelle.
Une transmission par la culture
Même s’il a choisi une voie très différente de celle de son père, Valentin n’oublie pas pour autant d’entretenir la mémoire de celui-ci auprès de sa propre fille. Avec tendresse, il explique lui faire écouter régulièrement les chansons mythiques de Montand, comme Les feuilles mortes ou Trois petites notes de musique. Un patrimoine artistique qu’il souhaite transmettre sans lourdeur, mais comme un héritage naturel. « Je lui montrerai les films, je lui parlerai de lui. Ce ne sera pas difficile, il y a tellement de belles choses à dire », assure-t-il.
L’empreinte d’un père absent
Le témoignage rare de Valentin révèle une vérité simple : même absent, Yves Montand a marqué profondément la vie de son fils. Son nom, son aura, son art ont forgé une identité parfois difficile à porter, mais qui a aussi permis à Valentin de construire un projet de vie singulier, entre passion personnelle et volonté de transmettre autrement.
Aujourd’hui, à travers son école et sa vie de famille, Valentin perpétue une forme d’héritage moderne : celui de la liberté de choisir sa voie. Un bel hommage, à sa manière, à l’homme libre et engagé qu’était Yves Montand.